L'immunité innée est la réponse immédiate de l'organisme face à une infection. Elle repose sur des barrières physiques comme la peau et les muqueuses, ainsi que sur des cellules phagocytaires (macrophages, neutrophiles) qui ingèrent les pathogènes. La réaction inflammatoire se déclenche lors d'une lésion, attirant les phagocytes sur le site. Cette immunité est non spécifique et ne génère pas de mémoire. Elle constitue le premier rempart avant l'intervention de l'immunité adaptative.
📢 Rappel
Les micro-organismes pathogènes (bactéries, virus, champignons) peuvent provoquer des maladies infectieuses.
📖 Définition
La phagocytose est le processus par lequel une cellule ingère et détruit un élément étranger.
🔍 Exemple
Une écharde dans la peau provoque une rougeur et un gonflement : c'est la réaction inflammatoire.
💡 À retenir : L'immunité innée est une réponse rapide et non spécifique qui reconnaît des motifs moléculaires communs aux pathogènes.
Remets dans le bon ordre
1Fusion avec un lysosome (phagolysosome)
2Ingestion (formation du phagosome)
3Adhésion du phagocyte au pathogène
4Digestion et expulsion des débris
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La réponse adaptative
L'immunité adaptative : spécificité et mémoire
L'immunité adaptative intervient si l'immunité innée est dépassée. Elle est assurée par les lymphocytes B et T, qui possèdent des récepteurs spécifiques à un antigène donné. Après reconnaissance, ces lymphocytes sont activés, prolifèrent (expansion clonale) et se différencient en cellules effectrices et en cellules mémoires. Cette réponse est plus lente à se mettre en place mais elle est hautement spécifique et confère une mémoire immunitaire durable.
📖 Définition
Un antigène est une molécule étrangère capable de déclencher une réponse immunitaire adaptative.
📢 Rappel
Les lymphocytes sont produits dans la moelle osseuse et maturent dans le thymus (T) ou la moelle osseuse (B).
💡 À retenir : Les lymphocytes B et T reconnaissent spécifiquement un antigène grâce à des récepteurs uniques.
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Deux types de réponse
Immunité humorale et cellulaire
La réponse adaptative se divise en deux volets complémentaires. L'immunité humorale fait intervenir les lymphocytes B qui se différencient en plasmocytes sécrétant des anticorps. Ces anticorps neutralisent les toxines, agglutinent les pathogènes et facilitent leur phagocytose. L'immunité cellulaire repose sur les lymphocytes T cytotoxiques (CD8) qui détruisent directement les cellules infectées. Les lymphocytes T auxiliaires (CD4) orchestrent ces deux réponses en sécrétant des cytokines.
📖 Définition
Les cytokines sont des messagers chimiques qui permettent la communication entre les cellules immunitaires.
🔍 Exemple
Lors d'une grippe, les anticorps neutralisent le virus tandis que les lymphocytes T détruisent les cellules infectées des voies respiratoires.
💡 À retenir : Les lymphocytes T auxiliaires (CD4) orchestrent la réponse immunitaire en activant les lymphocytes B et T cytotoxiques.
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Se protéger durablement
Mémoire immunitaire et vaccination
Après une infection, des lymphocytes mémoires persistent dans l'organisme. Lors d'un second contact avec le même antigène, la réponse secondaire est plus rapide, plus intense et plus durable. La vaccination exploite ce principe en administrant un antigène atténué ou inactivé, déclenchant une réponse primaire sans provoquer la maladie. Ainsi, l'organisme est protégé grâce à la mémoire immunitaire.
⭐ À retenir
La vaccination est un moyen de prévention qui stimule le système immunitaire pour qu'il produise des cellules mémoires spécifiques.
💡 À retenir : La vaccination exploite la mémoire immunitaire pour protéger l'organisme sans déclencher la maladie.