Le climat se définit comme l'ensemble des conditions météorologiques (températures, précipitations, vents) moyennées sur une longue période (au moins 30 ans) et sur une région étendue. La météo, elle, décrit le temps qu'il fait à un instant et un lieu donnés. L'effet de serre est un phénomène naturel essentiel : certains gaz (CO₂, vapeur d'eau, méthane) retiennent une partie du rayonnement infrarouge émis par la Terre, maintenant une température moyenne de +15°C au lieu de -18°C. Sans lui, la vie serait impossible. Cependant, l'augmentation de ces gaz par les activités humaines intensifie cet effet et provoque un réchauffement global.
📖 Définition
Effet de serre : piégeage du rayonnement infrarouge terrestre par les gaz à effet de serre, réchauffant la basse atmosphère.
📢 Rappel
Albédo : fraction de l'énergie solaire réfléchie par une surface (neige, glace, océan, forêt).
💡 À retenir : Le climat est une moyenne sur 30 ans, l'effet de serre est un phénomène naturel amplifié par l'Homme.
Associe chaque terme à sa définition
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Des indices dans les glaces et les sédiments
Reconstituer le climat du passé
Pour comprendre le climat passé, les scientifiques analysent des archives naturelles comme les carottes de glace, les sédiments marins ou les cernes d'arbres. Les bulles d'air emprisonnées dans la glace renseignent sur la composition atmosphérique ancienne (CO₂, méthane). Les rapports isotopiques (¹⁸O/¹⁶O) dans les glaces ou les coquilles fossiles permettent d'estimer les températures. Ces données révèlent une alternance de périodes glaciaires et interglaciaires, rythmée par les paramètres de Milankovitch (excentricité, obliquité, précession) qui modifient l'ensoleillement reçu par la Terre.
📢 Rappel
Une période glaciaire est caractérisée par une baisse importante des températures et une extension des calottes polaires.
📖 Définition
Les paramètres de Milankovitch sont les variations cycliques de l'orbite terrestre qui influencent le climat à long terme.
💡 À retenir : Les carottes de glace et les isotopes de l'oxygène sont des archives climatiques fiables.
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Une accélération sans précédent
Les causes anthropiques du changement climatique
Depuis la révolution industrielle, les activités humaines (combustion d'énergies fossiles, déforestation, agriculture intensive) libèrent d'énormes quantités de gaz à effet de serre, principalement le CO₂. La concentration atmosphérique de CO₂ est passée de 280 ppm en 1750 à plus de 420 ppm aujourd'hui, un niveau jamais atteint depuis 800 000 ans. Cette augmentation rapide piège davantage de chaleur, entraînant une hausse de la température moyenne globale de +1,1°C depuis 1880. Les conséquences sont déjà visibles : fonte des glaces, montée des eaux, événements extrêmes plus fréquents.
⭐ À retenir
Le GIEC (Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat) évalue les connaissances scientifiques sur le changement climatique.
🔍 Exemple
La canicule de 2003 en Europe, aggravée par le réchauffement, a causé plus de 70 000 décès.
💡 À retenir : La concentration de CO₂ a augmenté de 50 % depuis l'ère préindustrielle, causant un réchauffement de +1,1°C.
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Atténuation et adaptation
Quel climat pour demain ?
Les scientifiques du GIEC élaborent des scénarios (RCP) selon les émissions futures de gaz à effet de serre. Le RCP 2.6, le plus optimiste, limiterait le réchauffement à +2°C d'ici 2100, tandis que le RCP 8.5, sans action, pourrait atteindre +4 à +5°C. Pour limiter les risques, deux stratégies sont nécessaires : l'atténuation (réduction des émissions, transition énergétique) et l'adaptation (digues, cultures résistantes). Chaque citoyen peut agir : sobriété énergétique, mobilité douce, alimentation moins carnée.
🔍 Exemple
Planter des arbres (reforestation) est une action d'atténuation car les arbres absorbent du CO₂.
⭐ À retenir
L'Accord de Paris (2015) engage les pays à limiter le réchauffement bien en dessous de 2°C.
💡 À retenir : Le scénario RCP 2.6 vise à contenir le réchauffement sous 2°C, nécessitant une neutralité carbone.